Depuis quelques temps, impossible de ne pas en croiser un au quotidien. Dans le métro, dans la rue, devant les centre commerciaux, ils sont partout. Ils fourmillent, se clashent à la sortie des lycées, des collèges, et même des écoles primairs, le plus jeune danseur recensé, Shadow, étant agé de 9 ans. Le rassemblement phenomenal de la fête de la musique est du à dance generation, un simple skyblog , plateforme ou les kikou et les lol fusent en toute impunité et ou les « moyens » peuvent devenir des « grands ». C'est dans les réseaux reservés aux « beaufs », aux « relous » et aux « never been » que la tecktonik est en train de prendre son envol et de mettre à l'amende tout ce qui pouvait paraitre « branché ». Tout part du Métropolis, le Rungis de la night, près du pont d'Orly. Avec une capacité de 8000 personnes et plusieurs dancefloor, le Metropolis n'aspirait a rien d'autre a part la succursale des bannlieusards et des proches provinciaux qui se rencontraient pour se marrier et avoir beaucoup d'enfant. Jusqu'à l'arrivée d'Alexandre et Cyril, les deux organisateurs des premieres soirées Tecktonik il y 7 ans. Devenues des références absolues, les soirées ont fait exploser la capacité du Metropolis puis d'autres megaclubs comme le Mad à Lausanne, le Titan à Lyon ou Le Complexe en Belgique. On y voit des jeunes mélanger le Jump Style, le vogging, releguer le break dance aux années 80 et enchainer mouvement amples et élegants à toute vitesse. Ils tournent sur eux même, font des sphères, des 360, et inventent des nouveaux mouvement tous les jour pour aller briller avec le week end. Des compilations, marques de fringues dédiées a la tecktonik font leurs apparition, et des salons de coiffures comprennent tout de suite de quoi il s'agit lorsqu'un kid lui demande une coupe de cheveux tecknonik. « Techtonik c'est devenu une marque, un label deposé. Tous les gens qui voient la nouvelle danse qu'on pratique en club appellent maintenant ça la tecktonik, c'est comme frigo pour dire frigidaire » dit Fozzie Bear, 18 ans. L'aigle, logo de la tecktonik, symbole de puissance est même posé a vie sur le torse de plusieurs clubbers qui ne vivent que par et pour ses soirées, ou ils quittent leur quotidien moyen pour devenir des demi dieux de la danse. Dailymotion et Youtube ont permis au courant d'exploser, et les vidéos captées sur telephones portables ont permis l'avenement de microsuperstar , comme Miktazz, Vavan ( a pronnoncer vavane, et pas vavant ) , Treaxy Jo Le Clubber Fou et de futurs têtes pensantes comme Dj Fozzie Bear, fondateur du blog Dance Generation ou Ristourne, premier realisateur issu de ce mouvement « parce que toutes les vidéos sont prise avec des telephones portable, moi j'ai envie d'y apporter une estethique, un coté cinematographique ».
Ils ont tous entre 18 et 20 ans, viennent de banlieue « moyenne » ( Colombes, Nanterre ) et mènent une double vie, comme Treaxy, champion la nuit, et étudiant en BEP dans le 93 le jour « Je ne peux pas m'habiller comme en club, sinon je me ferai charier, alors je met un petit pantalon, une petite veste, et j'attend la nuit ». Miktazz, quand a lui assume totalement. Plombier le jour, il est prêt a se faire virer pour rester le même : « Je vis ce truc a fond, la danse c'est ma vie, plombier c'est pour manger. J'ai déjà reçu trois avertissement à cause de mes coupes de cheveux, j'arrivais sur les chantiers avec du rose dans les cheveux, des signes tribaux , forcément ça fait desordre ». Miktazz, c'est à peu de choses pret le Jon Travolta de La Fièvre du Samedi Soir version 2007. Un charisme hyper magnetique, un physique de cyborg mannequin russe et une répartie a faire palir les stars du stand up font que Miktazz s'impose déjà comme LA star du mouvement : « mes vidéos ont fait progressé la danse, parcequ'elles sont hyper visitées sur dailymotion. Les gens me reconnaissent, m'adulent, mais j'ai plus l'envie de montrer qu'on crée une famille ,une nouvelle generation de clubbers , un truc puissant ». Treaxy a un souvenir ému de sa rencontre avec Miktazz : « Il dansait au mix, et la on s'est tout de suite clashé, et je lui ai fait l'amour. Apres, on sortait tous les soirs ensemble, on se déguisait, on se prêtait nos deguisement, depuis on se lache pas, même si c'est toujours la compet ». Faire l'amour a quelqu'un, ça veut simplement dire gagner un clash, mais l'ambiguité sexuelle règne dans cette génération ou toutes les attidutes sont crypto gay à souhait : « Pour se dire bonjour, on se fait la bise, on se fait des bisous, on se dit je t'aime . C'est vrai qu'on utilise plein de code gay, qu'on hesite pas a s'entretenir, limite a leur ressembler» poursuit Ristourne, avant de se faire reprendre immédiatement par Miktazz « Mais ça c'est normal, c'est la famille, c'est parcequ'on est tous une famille ». Grâce a la tecktonic , les filles ne sont plus les seules à se rouler des pelles quand elles sont bourrées pour exiter les garçons, les mecs s'y mettent aussi . » Treaxy : « Oui, c'est arrivé pour rigoler, mais y'a rien de gay dedans, on assume à mort le fait qu'on aime les filles, donc on a pas de problème avec ça, on est decomplexé . Les filles adorent les gay, mais elle couchent avec des heteros, nous on a la combinaison parfaite. » Pour Jo Le Clubber Fou, banlieusard d'origine camerounaise, sa reconversion au Tecktonicisme a posé problème « Je suis un des seuls renois connus parce que je sors beaucoup et je danse très bien, mais officieusement il y en a plein. Avant j'étais dans le délire hip hop, puis coupé décalé, mais y'a pas trop de filles dans ses ambiances, alors quand j'ai vu l'ampleur des soirées au mix et metropolis je suis tombé tout de suite dedans. » Désormais, Jo ne porte plus de baggys, il a même des t shirts serrés avec son nom en lettre d'or et une crête sur la tête et fait des bisoux a ses copains « Mes parents ont cru que je devenais pédé, et ils le croient toujours. J'ai du faire venir des filles a la maison exprès, mais ils ont toujours du mal à comprendre que je suis hetero » Quand on leur dit qu'ils seraient éventuellement sur la pente de l'homosexualité, ils rigolent innocement, et Vavan défend coute que coute son héterosexualité « Tu vois mon coude, dessus il y a des eraflures , parce que je me suis battu avec un mec qui m'a traité de pédé ». Et Fozzie Bear, le Dj prodige de clore le débat avec des arguments imparables et limpides: « Dans le hip hop les mecs s'habillent comme des prisonniers, ça veut pas dire qu'ils ont fait de la prison. Nous c'est pareil, on peut être hetero et s'habiller comme des gays . En plus, quand t'es hip hop , t'es cramé tout de suite, c'est limite si tu passes par pour un violeur.Nous on se fait beau, on se fait des belles coupes, on est mignone et on en a des grosses . »
Une méthode de séduction nouvelle, ou l'ordre ne se conteste pas, ou rien n'est intellectualisé par des nerds qui empèchent d'aimer simplement la musique. Les stars sont Joachim Garraud, David Guetta ou les dj's résident du Metropolis ou du Mix. Les filles, quand à elle sont réduite a de simples admiratrices de mecs completement amoureux d'eux même, munis d'un super pouvoir : la danse. « A ce qu'il parrait au métro, je fais mouiller beaucoup de filles quand je danse et ça, on me le dit souvent » balance fierement Vavan . Au tour de Jo Le Clubber Fou de dévelloper : « Une fois, j'étais en train de danser , et mon meilleur ami est arrivé avec sa meuf. Il m'a dit que sa meuf est devenu folle quand elle m'a vu danser, alors on est allé ensemble a l'hotel et on a fini tous les trois ». Mais c'est une fois à Miktaz d'être le champion : Une fois, je suis all chez une fille, ses parents m'avaient reconnu. Lorsque je faisait l'amour a leur fille, ils sont entré dans la chambre, et ils nous on regardé un peu, ils avaient l'air content de me voir avec leur fille » . La célébrité des blogs et des clubs, ça leur suffit amplement , comme si la starification que pouvait apporter jadis la télé réalité ne faisait même plus rever, ils sont les stars du monde qu'ils créent et se monde s'agrandi de jour en jour. Pour Miktazz, la consécration a eu lieu un après midi : « Je me promenais au Parc Asterix, et Joachim Garraud est venu me dire bonjour, il m'a reconnu ». Joe Le Clubber Fou en subit les inconvénients « Y'a un type qui rentre dans des soirées en se faisant passer pour moi, il dit qu'il est moi et tout le monde lui tend les bras ». On pourrait croire a de la mythomanie ou a un délire collectif, mais non. Ces jeunes sont bel et bien des stars a leur échelle, ils ne calculent ni acteurs, star de la chanson ou de la télé, seul Joachim Garraud, David Getta ,Eric Prydz ou d'autres clubbers ont de la valeur a leurs yeux. Fozzie Bear commence a jouir des retombées de son blog: « On est pas connu, on passe pas a la télé, mais quand on organise des apres midi c'est dingue, les gens veulent prendre des photos avec moi, ils veulent me parler, et la derniere fois une fille tremblait en me parlant. A toulouse, on m'a dit que tous ceux qui allaient en boite connaissaient mon blog, et à Amiens, les mecs me paient carrément le voyage pour que je vienne mixer, pourtant je suis pas Joachim Garraud » Une génération en complète cassure avec la techno des années 90, qui ne vit que pour le club et qui a elle même abolie les rave party : Les raves, c'est le délire techno. Il y a un grand fossé qui nous sépare. A la techno parade on voyait bien la différence. Eux, il s'habillent comme des communistes ou des intermitents du spectacle avec des trucs militaires. Ils sont drogués , on dirait que la vie leur est passé dessus. Eux, c'est la drogue, la drogue, et encore la drogue . Le mix et le métropolis, c'est des boites super propres, les dealers ont été nettoyés , alors que dans les raves les mecs prennent n'importe quoi. Nous on es pas obligé d'en prendre pour s' eclater. » Mais à quoi ils tournent pour danser aussi vite et aussi frénétiquement sans jamais s'arreter ni avoir peur du ridicule ? « Vittel Fraise, Vodka Pomme, Wisky Coca . On début, on avait besoin de boire pour danser, parcequ'on était trop timide pour danser. Maintenant que les gens nous aiment on a plus besoin de ça. » . L'amour, c'est bien ce qui fait marcher Miktazz, dont le telephone est sans cesse bombardé de sms type « g envi 2 toi lol » : « je connais même pas le numéro de cette fille ». Et si c'était pas une fille ?
Ils ont tous entre 18 et 20 ans, viennent de banlieue « moyenne » ( Colombes, Nanterre ) et mènent une double vie, comme Treaxy, champion la nuit, et étudiant en BEP dans le 93 le jour « Je ne peux pas m'habiller comme en club, sinon je me ferai charier, alors je met un petit pantalon, une petite veste, et j'attend la nuit ». Miktazz, quand a lui assume totalement. Plombier le jour, il est prêt a se faire virer pour rester le même : « Je vis ce truc a fond, la danse c'est ma vie, plombier c'est pour manger. J'ai déjà reçu trois avertissement à cause de mes coupes de cheveux, j'arrivais sur les chantiers avec du rose dans les cheveux, des signes tribaux , forcément ça fait desordre ». Miktazz, c'est à peu de choses pret le Jon Travolta de La Fièvre du Samedi Soir version 2007. Un charisme hyper magnetique, un physique de cyborg mannequin russe et une répartie a faire palir les stars du stand up font que Miktazz s'impose déjà comme LA star du mouvement : « mes vidéos ont fait progressé la danse, parcequ'elles sont hyper visitées sur dailymotion. Les gens me reconnaissent, m'adulent, mais j'ai plus l'envie de montrer qu'on crée une famille ,une nouvelle generation de clubbers , un truc puissant ». Treaxy a un souvenir ému de sa rencontre avec Miktazz : « Il dansait au mix, et la on s'est tout de suite clashé, et je lui ai fait l'amour. Apres, on sortait tous les soirs ensemble, on se déguisait, on se prêtait nos deguisement, depuis on se lache pas, même si c'est toujours la compet ». Faire l'amour a quelqu'un, ça veut simplement dire gagner un clash, mais l'ambiguité sexuelle règne dans cette génération ou toutes les attidutes sont crypto gay à souhait : « Pour se dire bonjour, on se fait la bise, on se fait des bisous, on se dit je t'aime . C'est vrai qu'on utilise plein de code gay, qu'on hesite pas a s'entretenir, limite a leur ressembler» poursuit Ristourne, avant de se faire reprendre immédiatement par Miktazz « Mais ça c'est normal, c'est la famille, c'est parcequ'on est tous une famille ». Grâce a la tecktonic , les filles ne sont plus les seules à se rouler des pelles quand elles sont bourrées pour exiter les garçons, les mecs s'y mettent aussi . » Treaxy : « Oui, c'est arrivé pour rigoler, mais y'a rien de gay dedans, on assume à mort le fait qu'on aime les filles, donc on a pas de problème avec ça, on est decomplexé . Les filles adorent les gay, mais elle couchent avec des heteros, nous on a la combinaison parfaite. » Pour Jo Le Clubber Fou, banlieusard d'origine camerounaise, sa reconversion au Tecktonicisme a posé problème « Je suis un des seuls renois connus parce que je sors beaucoup et je danse très bien, mais officieusement il y en a plein. Avant j'étais dans le délire hip hop, puis coupé décalé, mais y'a pas trop de filles dans ses ambiances, alors quand j'ai vu l'ampleur des soirées au mix et metropolis je suis tombé tout de suite dedans. » Désormais, Jo ne porte plus de baggys, il a même des t shirts serrés avec son nom en lettre d'or et une crête sur la tête et fait des bisoux a ses copains « Mes parents ont cru que je devenais pédé, et ils le croient toujours. J'ai du faire venir des filles a la maison exprès, mais ils ont toujours du mal à comprendre que je suis hetero » Quand on leur dit qu'ils seraient éventuellement sur la pente de l'homosexualité, ils rigolent innocement, et Vavan défend coute que coute son héterosexualité « Tu vois mon coude, dessus il y a des eraflures , parce que je me suis battu avec un mec qui m'a traité de pédé ». Et Fozzie Bear, le Dj prodige de clore le débat avec des arguments imparables et limpides: « Dans le hip hop les mecs s'habillent comme des prisonniers, ça veut pas dire qu'ils ont fait de la prison. Nous c'est pareil, on peut être hetero et s'habiller comme des gays . En plus, quand t'es hip hop , t'es cramé tout de suite, c'est limite si tu passes par pour un violeur.Nous on se fait beau, on se fait des belles coupes, on est mignone et on en a des grosses . »
Une méthode de séduction nouvelle, ou l'ordre ne se conteste pas, ou rien n'est intellectualisé par des nerds qui empèchent d'aimer simplement la musique. Les stars sont Joachim Garraud, David Guetta ou les dj's résident du Metropolis ou du Mix. Les filles, quand à elle sont réduite a de simples admiratrices de mecs completement amoureux d'eux même, munis d'un super pouvoir : la danse. « A ce qu'il parrait au métro, je fais mouiller beaucoup de filles quand je danse et ça, on me le dit souvent » balance fierement Vavan . Au tour de Jo Le Clubber Fou de dévelloper : « Une fois, j'étais en train de danser , et mon meilleur ami est arrivé avec sa meuf. Il m'a dit que sa meuf est devenu folle quand elle m'a vu danser, alors on est allé ensemble a l'hotel et on a fini tous les trois ». Mais c'est une fois à Miktaz d'être le champion : Une fois, je suis all chez une fille, ses parents m'avaient reconnu. Lorsque je faisait l'amour a leur fille, ils sont entré dans la chambre, et ils nous on regardé un peu, ils avaient l'air content de me voir avec leur fille » . La célébrité des blogs et des clubs, ça leur suffit amplement , comme si la starification que pouvait apporter jadis la télé réalité ne faisait même plus rever, ils sont les stars du monde qu'ils créent et se monde s'agrandi de jour en jour. Pour Miktazz, la consécration a eu lieu un après midi : « Je me promenais au Parc Asterix, et Joachim Garraud est venu me dire bonjour, il m'a reconnu ». Joe Le Clubber Fou en subit les inconvénients « Y'a un type qui rentre dans des soirées en se faisant passer pour moi, il dit qu'il est moi et tout le monde lui tend les bras ». On pourrait croire a de la mythomanie ou a un délire collectif, mais non. Ces jeunes sont bel et bien des stars a leur échelle, ils ne calculent ni acteurs, star de la chanson ou de la télé, seul Joachim Garraud, David Getta ,Eric Prydz ou d'autres clubbers ont de la valeur a leurs yeux. Fozzie Bear commence a jouir des retombées de son blog: « On est pas connu, on passe pas a la télé, mais quand on organise des apres midi c'est dingue, les gens veulent prendre des photos avec moi, ils veulent me parler, et la derniere fois une fille tremblait en me parlant. A toulouse, on m'a dit que tous ceux qui allaient en boite connaissaient mon blog, et à Amiens, les mecs me paient carrément le voyage pour que je vienne mixer, pourtant je suis pas Joachim Garraud » Une génération en complète cassure avec la techno des années 90, qui ne vit que pour le club et qui a elle même abolie les rave party : Les raves, c'est le délire techno. Il y a un grand fossé qui nous sépare. A la techno parade on voyait bien la différence. Eux, il s'habillent comme des communistes ou des intermitents du spectacle avec des trucs militaires. Ils sont drogués , on dirait que la vie leur est passé dessus. Eux, c'est la drogue, la drogue, et encore la drogue . Le mix et le métropolis, c'est des boites super propres, les dealers ont été nettoyés , alors que dans les raves les mecs prennent n'importe quoi. Nous on es pas obligé d'en prendre pour s' eclater. » Mais à quoi ils tournent pour danser aussi vite et aussi frénétiquement sans jamais s'arreter ni avoir peur du ridicule ? « Vittel Fraise, Vodka Pomme, Wisky Coca . On début, on avait besoin de boire pour danser, parcequ'on était trop timide pour danser. Maintenant que les gens nous aiment on a plus besoin de ça. » . L'amour, c'est bien ce qui fait marcher Miktazz, dont le telephone est sans cesse bombardé de sms type « g envi 2 toi lol » : « je connais même pas le numéro de cette fille ». Et si c'était pas une fille ?


